Non mais…

En faisant le tour du lac en canot ce matin, je me suis rendu compte que plusieurs terrains avaient l’air de champs de fermes. Du foin de 2 pieds de haut. Ça fait vraiment dur. C’est en le mentionnant à mon voisin qu’il m’a dit avoir reçu une amende de $500 pour avoir coupé son gazon, ce que j’ai dû moi-même faire 5 ou 6 fois depuis le printemps sans aucun avertissement/amende, que je me suis pitché sur le site de la Municipalité et je viens juste de voir le texte du règlement municipal: « Aucune coupe de gazon n’est permise dans une zone de 10 mètres de la ligne des hautes-eaux » ….Euh…c’parce que, mon chalet, yé à 8 mètres tsé? J’fais quoi moi là? Pu de terrain? Pu de gazon? Vive le foin!

Je comprends et souscris à la protection des bandes riveraines mais là, mon mur de roches est tombé à cause de la glace depuis 2 ans et  j’peux pas y toucher sous peine d’amende de 2000$, peux pu avoir de gazon, peux pas couper un arbre dont la tête est tombée suite à une tempête…calvaire, j’m’asseois devant mon lac dans un champ de foin? Tous les maudits terrains vont avoir l’air abandonnés! Pis ça encourage en maudit les acheteurs potentiels quand ils voient un terrain dans cet état (pas question de vendre, c’est juste le principe). Je trouve qu’on exagère! Évidemment, ils baisseront pas le compte de taxes avec ça les ostis.

Moi je m’attends à ce qu’une taxe pour émission de méthane nous tombe dessus bientôt! Pu l’droit de pèter!

Un chum disparu

Wow…ya des coincidences parfois qui sont impressionnantes. Puisque je suis abonné au blog des non-blogueurs, je viens à peine de recevoir le nouveau billet de lafelee. Et elle parle ex-acte-ment de ce à quoi je pense régulièrement présentement.

J’ai connu Dominic en 1987 quand on était tous les deux au Cegep Montmorency. Dès cet instant, jusqu’en 1998, nous ne nous sommes pas lâchés plus d’une seconde. On se téléphonait 20 fois par jour, on jouait au hockey ensemble, on se tapait des soirées de carte, de jeux de société, de beuverie, de fumerie, de jasettes à ne plus finir. On se disait TOUT. On était des vrais chums. Des amis comme on peut en compter que sur une seule main dans une vie.

Mais en 1998, quand je suis parti pour le Nunavik, les choses se sont mises à changer…tranquillement. On ne pouvait plus se voir qu’à Noel ou quelques fois pendant l’été. On se parlait moins au téléphone. Doum avait commencé sa carrière d’avocat entre-temps. J’étais de mon côté passé à une carrière envoûtante d’enseignant pour les Inuit. À ma première année au Nunavik, il trippait de m’entendre raconter mes histoires du Nord. Puis, c’est à l’été 1999 que tout a commencé à basculer. Il ne comprenait pas que je veuille y retourner pour une deuxième année. Pour lui, une expérience du genre, c’était un an, ça ne pouvait pas devenir un plan de carrière…encore moins une vie. J’avais beau lui expliquer ce que j’y trouvais, pour lui, ce n’était pas pensable.

Pendant toute ma deuxième année, nos conversations ne tournaient qu’autour de sa volonté à me faire revenir au Sud. Il est évident qu’il avait certainement comme but de pouvoir nous retrouver comme avant, à tout partager, souvent. Mais sa façon de dire que c’est ce qu’il cherchait ne faisait qu’élargir le fossé entre nous.

Puis, quand j’y suis retourné pour l »année 2000-2001, ce fut encore pire. Et c’est au printemps 2001, quand je lui ai annoncé que je m’étais fait une blonde inuite…que je pensais peut-être avoir des enfants et tout le reste…tout a tourné vers les injures du genre: « Criss c’est quoi ton problème? Tu te pognes pas de blonde icitte fait que tu vas aller te pogner une ptite eskimo que tu vas faire vivre!?!?! »

Ben là, dans ma tête, ce fut terminé. Résultat, quand je suis revenu au Sud à l’été 2001. Je lui ai posté une boîte avec les quelques effets personnels que j’avais chez-moi et qui lui appartenaient et je lui ai mis une simple note:

Nous ne nous verrons pas cet été Dominic et probablement plus jamais.

Maintenant que les années ont passé, je me rends compte à quel point ma gaffe était immense. On ne fait pas ce genre de chose à quelqu’un avec qui on a tant partagé. J’aurais dû essayer plus fort de lui expliquer mes choix de vie mais je me suis laissé aller à la lâcheté. J’ai dû penser que ce serait plus facile ainsi.

Il est très rare dans ma vie que je regrette mes décisions longtemps. Pas que je prends toujours les bonnes, loin de là. Mais je tends à ne pas m’éterniser à y repenser.

Mais celle-là…elle me travaille régulièrement depuis tout ce temps. Je me tiens au courant de l’adresse de son bureau…je le cherche régulièrement sur Facebook mais il n’y est pas. Le pire c’est que j’ai connu Doumette parce que j’étais chum avec son frère Stéphane que j’avais connu au Mont-Saint-Louis. Stéphane était également un bon chum…j’avais même accepté d’être le parrain d’une de ses filles, Eugénie. Mais ma décision m’a fait perdre tout ça d’un coup. Non mais…quelle gaffe!  J’ai retrouvé Eugénie sur Facebook, sans établir de contact évidemment…c’est maintenant une belle ado que je reconnais à peine. Comment lui expliquer tout ça à elle? Il est certain que Stéphane a dû lui expliquer quelque part qu’elle ne verrait plus son parrain…de quelle façon? J’ai dû en manger toute une dans sa tête…

Tout ça passe par Dominic, c’est évident. Je rêve de débarquer à son bureau…qu’il me voit de loin…que rien ne se dise…et que nous nous jettons dans les bras de l’autre…que je lui dise « excuse-moi mon Doum »… Mais c’est du rêve….

Je lui ai fait très certainement tellement mal que ça ne pourra pas se passer comme ça. Ça serait plus du genre à m’en crisser un sur la gueule. Mais bon…ça fera bientôt 10 ans et si je ne fais rien…15, 20, 25… Va bien falloir que j’y fasse quelque chose…au moins pour me sentir en paix si ce n’est pas retrouver un contact, même différent avec lui.

Salut Doumette!

Journées de cul

C’est la première fois sur mon blogue mais j’ai vraiment envie de vous parler de cul ce matin 🙂

Je suis certain, à la lumière de mes derniers billets que vous pensiez que j’allais encore vous parler de la merde à la job. Et bien non. Cette fois-ci, c’est vraiment de bon vieux cul, de sexe, de notre instinct primal…de la baise torride, humide et totalement animale!  Wouiiiiiiiiii!!!  🙂

Inquitez-vous pas, je ne vous raconterai pas un épisode de frankybgooooooooood. Sauf que, j’aimerais savoir si vous ressentez un peu les mêmes sommets de pulsions que moi actuellement.

Voyez-vous, comme je vous l’ai déjà mentionné, les séances de négos ont lieu majoritairement au coins de Stanley et Ste-Catherine. Or, quand les journées sont belles, on voit de plus en plus de petites robes courtes, de décolletés qui ne sont plus cachés par de gros parkas, bref, esti que les femmes sont belles! J’arrive maintenant régulièrement une petite demie-heure plus tôt juste pour observer (comme l’Amiral barbare et moi le faisions en 2005)…..Pis de c’temps-là, je les baiserais drette-là sur le trottoir. Je ne fixe que leurs jambes, leurs culs, leurs seins. Je bande à rien…je m’imagine constamment remonter le long de leurs jambes avec ma bouche, entourer leurs seins de mes mains, faire frémir leurs nuques…

Vous avez-vu le film Monster’s ball avec Halle Berry…quand elle y va de son « Can you make me feel goooooooood » ? Ayoye, je vous dis, c’est le genre de chose qui me fait perdre la carte! ( Ce qui, pour un joueur de poker, est quand même quelque chose! 😉   )

Coudonc, j’dois pas être tout seul à être comme ça de ce temps-là? Est-ce vraiment le printemps? La renaissance? Est-ce vraiment nos pulsions innées, ancrées au plus profond de notre héritage animal? Ou ben chu juste en manque moi-là?

Chers lecteurs et fellow-blogueurs

Ai-je tout perdu?

La question me titille. Après quelques mois de billets quotidiens, j’avais réussi à bâtir un lectorat intéressant. Mais je me demande à quel point tout est à recommencer. C’est certain que quelques-uns d’entre vous me suivrez malgré tout…sans nommer de noms, je sais qui vous êtes  😉

Mais essentiellement, il est clair que pour maintenir un lectorat, il faut soutenir l’intérêt…et quand on ne publie pas, il n’y a pas d’intérêt, c’est bien évident.

Je sais aussi que plusieurs personnes ne venaient que pour lire mes « sections » de livre sur ma vie au Nunavik et ça fait bien longtemps que je n’ai pas publié sur ce sujet. Il y a 2 raisons…premièrement le manque cruel de temps des dernières semaines mais aussi parce que, comme je vous l’ai déjà expliqué, j’ai beaucoup de « trous » dans mon livre si je tiens à publier de façon chronologique. J’ai énormément de texte qui est déjà écrit mais qui ne suit pas immédiatement ce que j’ai déjà publié. Les quelques 7 ou 8 prochaines sections n’existent dans mon ordi qu’en terme de « phrases-clés » qui me permettent de me rappeler précisément de l’événement ou de la tranche de vie mais le texte, lui, reste à écrire, ce qui représente donc plus de temps.

Aussi, mes petits défis mathématiques étaient très populaires au début mais je crois bien que ça a fait son temps.

Voici donc où j’en suis chers amis… Puis-je en appeler de votre collaboration pour vous demander ce qui vous manque le plus? Et de grâce, si la réponse est « rien »…euhhh…laissez-donc faire!   😉

Des belles surprises parfois…

Jeudi, en fin de journée, je terminais une rencontre de négociations intenses. Ces journées demandent une grande concentration continue et à la fin, on est vraiment épuisé. Or, au bureau, tout le monde sait très bien que ces rencontres ne me permettent pas de répondre au cellulaire à moins d’urgence et c’est le mot d’ordre qui a été donné. Mais évidemment, j’ai dû en recevoir quand même 4 ou 5 pendant la journée. Comme tous les appels provenant du bureau sont inscrits comme « Private number » sur mon afficheur de cellulaire, il m’est difficile de ne pas répondre ne sachant jamais s’il s’agit bel et bien d’une urgence du bureau.

Or, après toutes ces « urgences » pendant la journée et l’épuisement de fin de session de négo, quand mon cellulaire a sonné une nouvelle fois vers 16h30, ça m’a vraiment enragé et j’ai répondu un peu sèchement en pensant parler une fois de plus à quelqu’un du bureau voulant me demander de régler une xième simili-urgence. Mais c’est là que la vie nous donne parfois de très belles surprises!

Ce n’était pas du tout le bureau…c’était plutôt mon bon ami Jacques Pasquet! Vous savez, le conteur et écrivain dont je vous ai parlé brièvement dans un billet précédent. Quelle belle surprise! La dernière fois que j’avais eu des nouvelles de Jacques datait du mois de Juillet alors qu’il était arrêté chez-moi en passant avec sa copine Francine. Mais ça n’adonnait pas ce jour-là pour se piquer une bonne jasette. Ils m’avaient invité au chalet qu’ils louaient à la Minerve pour encore quelques semaines. Suivant ma promesse de passer, ils étaient repartis. Puis, après un épisode-santé vraiment pas santé, j’avais dû reporter la visite et le temps faisant les choses, on ne s’est toujours pas vus depuis. J’étais donc très content d’avoir de ses nouvelles.

Il y a vraiment de ces personnes dans ma vie, comme Jacques, que je ne vois que trop rarement mais qui demeurent et demeureront toujours très importantes pour moi. C’est pourquoi nous nous sommes bien promis de se faire un ptit souper dans les 2 prochaines semaines. C’est la même chose pour ma grande amie Véro que je n’ai pas vue depuis, il me semble, une éternité et qui est enceinte jusqu’aux oreilles. Mais c’est déjà bien prévu à l’agenda, j’arrêterai chez elle le 12 à mon retour de Québec. J’ai bien hâte de la voir ainsi que Thomas (son chum), les enfants et bien sûr Arthur (je vous parlerai de lui très bientôt dans un prochain chapitre de mon livre).

Tout ça pour dire que malgré bien des mauvaises surprises…la vie nous en réserve parfois de bien belles!  🙂

Extreme makeover: Blog edition

Ben voilà, je pense bien que ça y est…j’ai trouvé mon nouveau look.

Fini le look Sapin de Noël…

Fini le mal de tête du Barbare…

Fini le mal de coeur de ma Lionne…

Ben, du moins, j’espère…

Qu’en pensez-vous?  🙂

Virginie…(suite)

Plutôt que de réagir dans les commentaires du billet précédent, je tenais à exposer la problématique que j’identifie. Ce sont les commentaires de vive voix de quelques-uns de mes proches et de celui du billet précédent qui me font penser que c’est nécessaire.

Voyez-vous, Garamond mentionne qu’un directeur d’école lui aurait dit que c’est pas mal comme ça que ça se passe dans les écoles. Je ne sais pas si ce directeur faisait allusion à quelque chose de spécifique mais il y a tellement de choses absolument irréalistes et mensongères dans ce qui est présenté (et donc malheureusement gobé par plusieurs comme étant la réalité) que j’espère bien qu’il ne faisait pas référence à l’émission dans son ensemble parce qu’il doit est directeur sur Mars 🙂

Exemple les plus frappants:

-Avez-vous déjà compté le nombre d’élèves qu’ils ont dans leurs classes? Pas plus d’une petite vingtaine…et encore (le cours d’Art, ya à peine 15 élèves!!!)…la réalité des polyvalentes, c’est du 30 pis du 33 élèves! Ça déborde!

-Les profs sont presque 100% du temps montrés en train de se jaser entre eux, dans le corridor, dans leur salon, à la café, dans leur bureau…on enseigne très rarement…et le pire, c’est en éducation physique. Ils sont 2 profs d’éduc pour donner le cours, mais ils le passent dans leur bureau à se jaser de la vie pendant que les élèves « jouent »…c’est débile, ça donne justement l’image du prof d’éduc qui donne un ballon pis qui dit aux élèves de se défouler pis de lui sacrer la paix. En plus, ils ont déjà fait référence à ce qu’il y avait qqch comme 2000 élèves à Ste-Jeanne-d’Arc…t’as vu la grosseur du gymnase? Un groupe à la fois et encore…2000 élèves ça veut dire à peu près 70 groupes…on fait quoi là?

-On engage n’importe qui (sa soeur, sa fille, sa mère…) pour faire n’importe quoi. Voyons donc, les Ressources humaines dans une commission scolaire, ce n’est pas laissé aux écoles, c’est centralisé…si un poste s’ouvre, d’autres employés d’ailleurs à la CS peuvent appliquer sur le poste, etc, etc…

-Syndicalement, on fait comme si tout était géré à l’école. On a même déjà montré un épisode dans lequel le délégué rédigeait un grief à l’école! Quel ineptie! Un délégué n’est pas le Syndicat…les griefs ne se font pas à l’école. Et si on veut aller vraiment dans le détail, SJD est à Montréal, n’est-ce pas? Donc, son syndicat est l’Alliance des professeurs de Montréal. Or, si tu regardes bien les murs (d’ailleurs les personnages l’ont déjà dit), tu verras encore des affiches de la CSQ (Centrale des syndicats du Québec) alors que ça fait presque 4 ans que l’Alliance n’en fait plus partie.

-Des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage (communément appelés EHDAA), en voyez-vous beaucoup à SJD? Des troubles de comportement, des troubles graves d’apprentissage, des troubles envahissants, des handicapés graves, des problèmes d’audition, des dyslexiques, des hyperactifs, nommez-les tous…on n’en voit pas! Pourtant, nos écoles en sont PLEINS! Et on demande à ce qu’ils soient intégrés dans les classes régulières! SJD, c’est le paradis sur Terre!

Bon, ya encore plein d’exemples et je sais très bien justement que c’est de la fiction et que pour les besoins dramatiques ou même techniques, il est nécessaire d’adapter. Ça je le comprend…mais justement, mon point était qu’il y a énormément de gens qui prennent tout ce qu’il y a dans ça comme étant la réalité et c’est là que ça me picosse parce que ça affecte l’opinion publique sur les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves et ça contribue à masquer la situation globale actuelle dans l’éducation québécoise: on se dirige très vite vers une crise…si ce n’est pas déjà fait.

Et s’il y a des enseignants parmi vous, chers lecteurs, ça m’étonnerait énormément que vous soyez en désaccord…